CHAPITRE 4 : Le retour.
Il y a de ces moments que l'on savoure. De ces moments qui sont comme un objet précieux bien confiné dans son écrin. On en profite. On les aime parce qu'ils sont agréables à vivre et que l'on serait stupides de ne pas en profiter. On se dit que passer à coté de cette sensation serait frustrante. Qui aurait envie de rater un bon moment, sans complication psychologique ? Personne. Alors on se dit qu'on est si biens, quand on a rien de mal qui survient en soi.
Mais ça ne dure pas.
Il y a de ces choses qui ne vous lâchent pas. Qui sont au fond comme votre ombre. On a beau essayer de la semer, elle finira toujours par revenir pointer le bout de sa silhouette derrière vous, comme un fardeau visuel dont on ne peut se détacher. Ce qui ne vous lâche pas, c'est la douleur. Vous avez beau essayer de la semer, de lui faire croire que finalement, tout va bien, c'est faux.
Je le savais pourtant.
On sourit, devant les gens, devant ses amis. On en rigole même. Mais la douleur est là, elle vous a guetté pendant trop de temps, en silence, comme endormie. Elle est vicieuse. Durant des semaines, elle s'était cachée, comme si l'on jouait à l'un de ses jeux enfantins : si elle reste bien cachée, elle aura gagné. Mais le jeu l'a lassé. Et elle est de retour.
J'aurai pu le deviner.
Sauf que là, je ne peux que difficilement faire marche arrière. Tant de choses se sont construites entre temps. Je veux faire demi-tour et profiter encore un peu de cette béatitude mais un mur de briques rouge sang a été construit. Je n'ai donc plus le choix, il ne me reste qu'à m'accrocher au plus profond de mes viscères. Je sais ce qui m'attend, mais c'est flou. Très flou. Et bizarrement, je n'ai pas envie de lunettes.
Non, je ne veux pas.
Il y a de ces moments que l'on savoure. De ces moments qui sont comme un objet précieux bien confiné dans son écrin. On en profite. On les aime parce qu'ils sont agréables à vivre et que l'on serait stupides de ne pas en profiter. On se dit que passer à coté de cette sensation serait frustrante. Qui aurait envie de rater un bon moment, sans complication psychologique ? Personne. Alors on se dit qu'on est si biens, quand on a rien de mal qui survient en soi.
Mais ça ne dure pas.
Il y a de ces choses qui ne vous lâchent pas. Qui sont au fond comme votre ombre. On a beau essayer de la semer, elle finira toujours par revenir pointer le bout de sa silhouette derrière vous, comme un fardeau visuel dont on ne peut se détacher. Ce qui ne vous lâche pas, c'est la douleur. Vous avez beau essayer de la semer, de lui faire croire que finalement, tout va bien, c'est faux.
Je le savais pourtant.
On sourit, devant les gens, devant ses amis. On en rigole même. Mais la douleur est là, elle vous a guetté pendant trop de temps, en silence, comme endormie. Elle est vicieuse. Durant des semaines, elle s'était cachée, comme si l'on jouait à l'un de ses jeux enfantins : si elle reste bien cachée, elle aura gagné. Mais le jeu l'a lassé. Et elle est de retour.
J'aurai pu le deviner.
Sauf que là, je ne peux que difficilement faire marche arrière. Tant de choses se sont construites entre temps. Je veux faire demi-tour et profiter encore un peu de cette béatitude mais un mur de briques rouge sang a été construit. Je n'ai donc plus le choix, il ne me reste qu'à m'accrocher au plus profond de mes viscères. Je sais ce qui m'attend, mais c'est flou. Très flou. Et bizarrement, je n'ai pas envie de lunettes.
Non, je ne veux pas.
