L'inconnu.

CHAPITRE 4 : Le retour.

Il y a
de ces moments que l'on savoure. De ces moments qui sont comme un objet précieux bien confiné dans son écrin. On en profite. On les aime parce qu'ils sont agréables à vivre et que l'on serait stupides de ne pas en profiter. On se dit que passer à coté de cette sensation serait frustrante. Qui aurait envie de rater un bon moment, sans complication psychologique ? Personne. Alors on se dit qu'on est si biens, quand on a rien de mal qui survient en soi.
Mais ça ne dure pas.
Il y a de ces choses qui ne vous lâchent pas. Qui sont au fond comme votre ombre. On a beau essayer de la semer, elle finira toujours par revenir pointer le bout de sa silhouette derrière vous, comme un fardeau visuel dont on ne peut se détacher. Ce qui ne vous che pas, c'est la douleur. Vous avez beau essayer de la semer, de lui faire croire que finalement, tout va bien, c'est faux.
Je le savais pourtant.
On sourit, devant les gens, devant ses amis. On en rigole même. Mais la douleur est là, elle vous a guetpendant trop de temps, en silence, comme endormie. Elle est vicieuse. Durant des semaines, elle s'était cace, comme si l'on jouait à l'un de ses jeux enfantins : si elle reste bien cachée, elle aura gag. Mais le jeu l'a lassé. Et elle est de retour.
J'aurai pu le deviner.
Sauf que , je ne peux que difficilement faire marche arrière. Tant de choses se sont construites entre temps. Je veux faire demi-tour et profiter encore un peu de cette béatitude mais un mur de briques rouge sang a été construit. Je n'ai donc plus le choix, il ne me reste qu'à m'accrocher au plus profond de mes viscères. Je sais ce qui m'attend, mais c'est flou. Ts flou. Et bizarrement, je n'ai pas envie de lunettes.
Non, je ne veux pas.

# Posté le vendredi 14 mars 2008 20:48

L'inconnu.

CHAPITRE 3 : Acharnement.

Je sui
s revenu au point de départ. Et avec plus de problèmes qu'avant. Je n'ai pas eu le temps de réaliser ce qu'il venait de m'arriver. Ça m'arrive, c'est tout. Alors je me mets sur mes deux jambes et je repars en quête de réponses, parce qu'au fond, c'est ce que l'on cherche tous... Des réponses...
J'en ai marre.
Alors je me prépare, la boule au ventre. Je sais qu'il va falloir affronter nos pires peurs pour obtenir un minuscule petit mot en guise de piste. Je ne suis pas fier, j'ai peur, tout simplement, mais il le faut. Je revois ce foutu couloir, mais il a changé. Ce sont des dalles en pierres. Fissurées. A chaque pas, l'écho fait toutsonner. D'énormes parois provoquent cette réverbération. Jeve la tête.
Le vertige.
J'arrive sous un tunnel, un court tunnel. Mais suffisamment important pour que je m'y abrite un moment. Je vois qu'au bout de ce chemin se trouve l'éventuelle réponse. J'ai déjà bravé tout cela et je n'ai rien su, je devrais moins m'emballer à présent.
Une douleur.
Je vis un acharnement, un lynchage en quelques sortes. Et il ne m'oubliera plus. Je vais devoir supporter chacun de ses coups à mon égard jusqu'à... jusqu'à ce que jeche l'affaire. Plus ça va et moins j'ai envie de mefendre. C'est étrange cette sensation de se dire que quoiqu'on fasse, on sait qu'il y aura toujours autre chose pour vous pourrir la vie.
Une honte.
Je n'ai pourtant pas le choix. Je garde beaucoup pour moi, mais pas tout. Et là, je suis devant la seule chose à faire mais quelque chose me dit que ce n'est qu'une pce de puzzle. Un foutu puzzle qui s'étale sur plusieurs années avant de le finir. Je hais les puzzles. Je préfère le Scrabble ; on y crée des mots ravissants avec trois fois rien. Mais le sujet n'est pas. Sept lettres : Maladie. Finalement, je n'aime pas ce jeu.

# Posté le lundi 18 février 2008 07:13

L'inconnu.

CHAPITRE 2 : Questions.

La lumi
ère se dissipe. Je ne comprend pas ce qu'il vient de m'arriver mais la peur est toujours présente au fond de moi. Je la ressens. Un peu trop d'ailleurs. Mais c'est comme ça, je dois faire avec et l'accepter.
Je sui
s un questionnaire ambulant qui n'a pourtant pas de quoi obtenir un tel titre. Je n'ai, sur le papier, qu'une seule question, la question.
Le temps se couvre.
Je se
ns un vent frais qui souffle derrière moi, comme pour me pousser vers l'avant. Qu'y a-t-il devant ? Je l'ignore. Pourtant, je n'ai pas d'autre choix que d'avancer. Encore et encore. Pourquoi... Non, il est tropt pour poser la question. Je ne suis pas prêt.
Il va pleuvoir.
U
n homme, souriant, prêt à m'écouter, dans cet endroit si blanc, si... propre. Peut-être trop pour s'y sentir à l'aise comme dans un endroit chaleureux ou familier. Mais soit, c'est ici que va se dérouler la chose. Pourquoi est ce que... Non, pas encore. Retiens tes mots, place-les au bon moment, c'est bien mieux.
Je sens quelques gouttes.
Qu
'est ce qui m'amène ici ? Et bien, tellement de choses. Le destin ? Non, je n'y crois pas. Ce sont des foutaises que l'on nous colle dans le crâne afin de nous résigner à trouver une raison à chacun de nos malheurs - et parfois nos bonheurs, mais ils sont si rares.
Ca y est, il pleut.
Pourquoi est ce que j'ai mal ? Ca y est, je l'ai posé. Il le fallait. Je suis venu pour cela et hors de question de partir sans la réponse. Malheureusement, ce n'est pas aussi facile que ça. Une réponse, ça se mérite. Non, pas comme Ulysse face à une devinette tortueuse et vicieuse, mais comme une attente prolongée, une de ces attentes qui vous ronge et dont il n'existe aucun remède.
Je n'ai pas de parapluie.
Il n'a pas la réponse. D'autres l'auront probablement. C'est vers eux que mène mon chemin. Mais je ne suis pas seul, je sens une présence à mes cotés, qui me soutient, qui est là. Elle me donne le courage pour y aller, me lancer vers ceriple qui me réserve encore des surprises, mais je n'en veux pas trop...
La pluie s'est arrêtée.
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# Posté le mardi 05 février 2008 19:54

Paris.



Parce que sans vous, c'est pas le même Paris...


Paris.

# Posté le samedi 02 février 2008 18:44

L'inconnu.

CHAPITRE 1 : La peur.

J'hési
te et franchit le palier avec une peur qui me noue le ventre. Je suis anxieux et mes nerfs me font trembler bien que j'essaie de paraître si serein. Je suis dans cet état parce que je me rend compte que tout se joue ici et que j'étais bien trop occupé avec mes occupations pour y voir réellement ce qui se préparait.
Je n
'ai pas réussi à avoir le courage nécessaire pour que cette foutue machine fasse marche arrière. C'est trop tard, il faut affronter ses démons, c'est comme ça, on ne peut rien y faire.
Je
suis dans cette salle, si sombre. Il fait froid. J'entend le bruit de gouttes qui tombent à même le plancher. Il y a du plancher, mais il est gondolé. L'eau l'a déformé. Le sol ne ressemble plus quun parcours tortueux rapellant celui des vagues agitées d'une mer déchaînée.
J'ai peur.
J
e tente de m'avancer dans la pièce malgré la crainte de l'inconnu. Je découvre peu à peu la pièce à mon grandsarroi. Les murs sont couverts d'écritures et de nombres, tous plus incohérents les uns que les autres. J'y distingue de l'hébreu, à moins que ça ne soit du yiddish.
Je suis effrayé.
Je
vois au fond quelques planches clouées en guise de porte. Je m'en rapproche tant bien que mal. J'ai froid aux pieds. Ils sont nus et baignent dans une eau glaciale. Je glisse mais me rattrape de justesse. L'idée de tomber dans cette eau ne me plaît absolument pas. Une lueur. Elle se fait de plus en plus intense, juste derrière cette porte aux allures artisanales. Je sens que je dois franchir cette porte. C'est la seule issue possible. Retourner en arrière signifierait trop de déceptions et de douleurs. Je dois le faire.
Je suis terrifié.
E
t pourtant, je pousse la porte avec une détermination qui me surprend moi-même. La lueur envahit la pièce. Je me sens comme attivers la lumière. Une gère chaleur émane de ce faisceau. J'hésite et franchit le palier...
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# Posté le mercredi 30 janvier 2008 19:58